Temps fort du premier jour des Universités d’été, la conférence sur le thème de l’Odyssée de la DATA, organisée par le LAB50, et animée par l’énergique Cyril Degrilart. Cette dernière avait pour objectif de démontrer que l’exploitation de la data est une opportunité pour tous les cabinets en termes de diversification de leurs missions.

Cette présentation s’est déroulée en 3 temps :

  • Les sources de données : quels points d’attention pour les prochaines années ?
  • Comprendre comment exploiter la data ?
  • Que mettrons nous en place demain dans nos cabinets ? Quel est le rôle de l’humain dans cette odyssée ?

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Les sources de données : quels points d’attention pour les prochaines années ?

Pour traiter ce premier sujet, Julien Krywyk a débuté en nous définissant ce qu’était une source de donnée comptable, et pourquoi il était important d’y prêter attention.

Pour lui, lorsque nous parlons de sources de données, nous parlons avant tout de qualité et de fiabilité. Il a ainsi évoqué la notion de « data driven » – méthode qui consiste à prendre des décisions stratégiques sur la base d’une analyse et d’une interprétation des données – qui pour lui est une notion essentielle dans la manière d’aborder ce sujet, puisque c’est à partir d’un type de données que l’ensemble de la chaine va venir se structurer.

Concernant le recours à l’IA, cela serait possible selon lui si nous réussissions à structurer nos données, nous permettant ainsi la réalisation de prédictions ou encore l’automatisation de process.

Le conseil de Julien aux experts-comptables et commissaires aux comptes :

« S’intéresser aux différentes sources de données, et révéler la valeur qu’elles recèlent ».

Comment exploiter cette DATA ?

Pour répondre à cette question, c’est tout d’abord David Renou qui nous a fait part de son retour d’expérience sur l’utilisation du logiciel « Power BI ».

L’idée de ce logiciel a surgi de la prise de conscience du caractère chronophage de certaines tâches comme l’élaboration de fichiers comptables par les collaborateurs. David a donc décidé d’industrialiser cette démarche. Maintenant, avec un recul de 18 mois d’utilisation de ce logiciel, David se dit satisfait, et a même observé un gain de temps de 10 à 15% sur la mission globale, ce qui est non négligeable.

Finalement, David nous aura permis de constater qu’il a recherché de la productivité au-delà de la technologie en décidant d’intégrer les collaborateurs dans ce projet.

Eléonore Caiveau-Partula et Françoise Le Pavec sur la notion de « data visualisation ».

Selon Eléonore, le véritable enjeu de la data visualisation est l’automatisation du traitement des données, permettant de réduire la place de ces tâches sans valeur ajoutée et libérer de l’intelligence humaine, et ainsi accompagner les clients. Pour elle, se former est donc primordial pour monter en compétence, et surtout être au cœur du modèle d’affaire de nos clients.

Françoise rejoint d’ailleurs Eléonore sur ce besoin d’automatisation des traitements des données pour pouvoir apporter de nouvelles missions à forte valeur ajoutée dans nos cabinets, et donc, se former en amont est essentiel.

Le conseil de Françoise aux experts-comptables et commissaires aux comptes :

« Formez-vous » tout simplement.

John Levy approfondit ensuite le sujet en exposant les étapes permettant d’atteindre la data visualisation, notamment en passant par le data thinking.

Le data thinking est la première brique vers la délivrance d’un outil opérationnel d’analyse de données et de visualisation. Mais cette méthode est elle-même fondée sur 4 points :

  1. Réfléchir à la source de données que nous souhaitons exploiter
  2. Réfléchir au process, et comment nous aimerions les définir
  3. A partir d’un brainstorming, trouver les logiciels et applications qui seraient en mesure d’y parvenir
  4. Faire appel à des collaborateurs compétents, ou alors à des spécialistes externes au cabinet

Alexis Slama aborde par la suite la mise en place d’un CRM dans nos structures, permettant de centraliser l’ensemble de nos données en un seul point.

Selon lui, l’atout premier d’un CRM est qu’il permet une remontée d’information. Concernant sa mise en place, il demande à passer par plusieurs étapes. Il faut en effet aborder la stratégie commerciale de l’organisation, et réaliser un audit des données du cabinet afin de personnaliser le CRM à ses besoins.

Il conclut son intervention en rappelant que l’humain reste au centre des cabinets, notamment à travers des demandes des clients, toujours plus importantes.

Serge Yablonsky – l’audit de l’IA

Il nous rappelle que deux choses sont indispensables pour pouvoir auditer un domaine : un référentiel de bonnes pratiques, et un référentiel d’audit. Cependant, l’audit de l’IA n’est pas encore au point, et il est difficile aujourd’hui de pouvoir réussir cet audit.

Il conviendrait alors de définir des tests adaptés à cet audit spécifique, et prendre en compte les exigences de l’IA.

Le rôle de l’humain ; qu’est-ce qu’on fait demain ?

Enfin, pour nous parler de cette dernière partie, Elisa Tomasini-Bartoli a pris la parole afin de nous parler d’un bouleversement de la profession.

En effet, la profession a connu d’importants changements, avec une demande des clients qui a évolué, mais aussi par l’automatisation de la saisie, permettant de se recentrer sur la relation client. L’humain a donc vu son rôle se renforcer à travers ces changements, avec une possibilité d’écoute accrue du client, mais aussi à travers le développement de soft skills, inaccessibles par les machines.

Le conseil d’Elisa aux experts-comptables et commissaires aux comptes :

« Se former et comprendre que ce qui est surtout important, c’est une histoire d’humains ».

Romain Froment et Juan Quevauvillers sont ensuite venus nous parler d’exemples concrets qui nous permettraient d’aider nos clients.

Pour Romain, il est par exemple essentiel de considérer le chatbot comme un allié et non comme un ennemi. Nous observons effectivement une résistance au changement dans certaines entreprises. Cependant, Romain nous invite, à travers son expérience, à découvrir ce système et d’y faire quelques tests afin de développer le potentiel de nos entreprises.

Juan Quevauvillers nous a parlé des possibilités que nous avons pour accompagner nos clients dans l’automatisation des process.

Pour ce faire, différentes missions s’offrent à nous, comme notamment la réalisation de tableaux de bords, ou encore la réalisation de manuels de procédure, l’accompagnement dans la mise en place d’un ERP.

Le conseil de Juan aux experts-comptables et commissaires aux comptes :

« Organiser le cabinet autour de ces missions, et de manière plus concrète, identifier la clientèle qui serait susceptible d’être intéressée par ce type de missions ».

Pour finir, Julie Amsellem et Grégory Prouvost nous ont parlé d’un business model à réinventer.

Pour Julie, il est essentiel de revoir les offres que les professionnels proposent. Il est effectivement important de mettre le client au centre de nos préoccupations, notamment en mettant l’énergie sur la restitution auprès du client.

Grégory quant à lui a précisé que pour mener à bien ce changement, il était essentiel de réaliser un audit personnel sur les appétences et compétences du cabinet, mais également ses faiblesses, pour ensuite les comparer et offrir des offres différentes. En ce qui concerne les faiblesses, il faudra faire appel à des prestataires.

Article rédigé par les étudiants en Master 1 de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

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